Le service est devenu l’axe stratégique du groupe GHH-Valdunes

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A gauche Michel Durif Directeur Marketing du groupe et Danoelle Capelle au coeur du nouvel atelier valenciennois (Credit Photo @ Le Journal des Entreprises)

Directeur marketing du groupe GHH-Valdunes, Michel Durif revient sur la création du nouvel atelier de maintenance et les perspectives qu’il offre au Valenciennois.Que représente aujourd’hui votre groupe? Notre objectif est de faire avancer des trains en sécurité. La sécurité, c’est un point crucial. Nous avons un rôle important. Il faut qu’on le tienne. Depuis 1981, nous poursuivons une aventure commune avec le TGV. Toutes les roues de tous les TGV, c’est Valdunes! Le TGV nous amène même en Chine pour conquérir la grande vitesse chinoise. Il y a 15ans, nous avons pris le virage du tramway qui représente 15.000roues par an. Notre groupe est le fournisseur principal de tramways en Allemagne. L’alliance de GHH et de Valdunes nous a donné une envergure européenne.La conjoncture vous a-t-elle freiné? Nous avons ressenti la crise fin 2008. Nous avons 15 à 20% de notre business exposé en zone dollar et le marché des roues pour le fret diminue. Notre chiffre d’affaires est passé de 235M€ en 2008 à 220M€ en 2009, mais il était de 213M€ en 2007. L’an passé, nous avons fabriqué 130.000 roues pour une capacité de production de 200.000 roues, et 6.000 essieux montés pour une capacité de 8.000. GHH-Valdunes n’a pas choisi la voie de la délocalisation pour une question de rapidité logistique et de coût total de propriété. Par rapport à la Chine, la technologie reste chez nous; l’usinage se fait là-bas. Nous faisons de la roue forgée, qui assure 1,5 à 2fois plus de kilomètres que la roue moulée de la concurrence asiatique qui arrive en Europe.Quelles perspectives offrent le nouvel atelier de maintenance? Dans ce nouvel atelier, 8personnes travaillent à temps plein depuis le mois de mai. Nous récupérons le marché de la maintenance de la SNCF, suite à la fin d’un monopole il y a 2ans. Il nous a fallu un an pour monter cet atelier. Nous utilisons les forces du site. Nous sommes aujourd’hui, le premier opérateur privé en France. Notre atelier assure la réparation d’essieux montés en 15jours, alors qu’il faut 3 à 4mois de travail à la SNCF qui est aussi notre premier client car nous réduisons leurs stocks. Cet atelier est dédié aux essieux de wagons de marchandises. Le marché des voitures de voyageurs n’est pas encore ouvert.Quelles sont vos ambitions? L’objectif est d’atteindre 4.000essieux, soit 10% du marché européen. D’ici à 4ans, nous espérons avoir un atelier plein, avec 3postes et 3fois plus de personnels, soit la création de 16emplois. Nous faisions déjà de l’entretien pour tramways, mais le service est devenu l’axe stratégique de développement du groupe.

Source : Le Journal des Entreprises

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