Lakshmi Mittal pense qu’en dehors de la Chine il n’ y aura pas de fusions importantes dans l’industrie de l’acier (US)

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Le secteur de la sidérurgie ne devrait pas connaître de nouvelles fusions importantes, en dehors de la Chine, le plus gros producteur au monde, a estimé mardi Lakshmi Mittal, le patron du numéro un mondial de l’acier ArcelorMittal.

“Je n’envisage vraiment pas de rapprochement majeur dans l’industrie sidérurgique. (…) Je pense qu’en dehors de la Chine, le secteur de la sidérurgie est bien concentré”, a déclaré M. Mittal, interrogé par un actionnaire lors de l’assemblée générale du groupe, à son siège de Luxembourg.
Le groupe ArcelorMittal est né en 2006 de la fusion entre Arcelor et Mittal Steel, qui avait lui-même grossi à partir d’acquisitions successives. ArcelorMittal est désormais environ trois fois plus gros que son premier concurrent, le japonais Nippon Steel, mais la fabrication mondiale de l’acier se fait pour moitié en Chine, qui compte encore de multiples sociétés de faible taille.Se projetant dans quatre ou cinq ans, Lakshmi Mittal a estimé qu’alors les pays en développement seraient devenus la source majoritaire de production de l’acier et les pays développés minoritaires. “D’ici trois ans, les économies développées seront revenus à leur niveau d’avant crise, mais je n’y anticipe pas de croissance importante”, a expliqué M. Mittal, ajoutant cependant que les pays développés demeureraient “leaders en termes de développement de produits et de technologies”. Lakshmi Mittal a par ailleurs affirmé que la grave crise traversée par la sidérurgie en 2009 avait “réaffirmé” les axes de développement stratégique du groupe décidés au moment de la naissance d’ArcelorMittal, à savoir “l’intégration verticale”, avec un renforcement de l’auto-approvisionnement en matières premières, et l’investissement dans les pays en développement.En 2010, le groupe veut accroître sa production interne de minerai de fer, matière première essentielle à la fabrication de l’acier, de 10 millions de tonnes. Il en avait produit moins de 40 millions en 2009. ArcelorMittal veut s’auto-approvisionner à hauteur de 75% d’ici 2014, alors que les groupes sidérurgiques sont confrontés à une forte hausse du prix des matières premières et à la décision des leaders miniers mondiaux de fixer désormais leur prix chaque trimestre et non plus à l’année. “Cela va signifier plus d’incertitude et de volatilité. Nous sommes en discussion avec nos clients pour voir comment on peut leur répercuter ces hausses de coûts”, a déclaré M. Mittal, lors d’une assemblée générale très calme, contrastant avec le rassemblement de 2009, qui avait donné lieu à de violentes manifestations de salariés. A l’époque, le marché de l’acier commençait à peine à se redresser, la majorité des hauts fourneaux européens avaient été mis en veille et dans l’ensemble, les usines d’ArcelorMittal ne tournaient plus qu’à moitié de leurs capacités. Sur le deuxième trimestre de 2010, le groupe prévoit de faire monter le rythme de ses usines à 80% et d’augmenter nettement ses performances opérationnelles, alors que le premier trimestre s’est révélé un peu moins dynamique qu’anticipé. “Lentement mais sûrement, l’économie se redresse”, a assuré à ses actionnaires Lakshmi Mittal.

(US)

The global steel industry is unlikely to see major new tie-ups because there is already significant consolidation in the sector, apart from China, the world’s top producer, the head of steel making giant ArcelorMittal says.Lakshmi Mittal Chairman of Mittal Steel.”I think that outside China, the steel industry is well consolidated,” Lakshmi Mittal said, answering a question at a shareholders meeting at ArcelorMittal headquarters in Luxembourg.”I really don’t see a major consolidation transaction in the steel industry,” he said.The Indian billionaire’s company, Mittal Steel, merged with European rival Arcelor in 2006 to create the world’s biggest steel group.ArcelorMittal is three times bigger than its closest rival, Japan’s Nippon Steel, although half of the world’s steel production takes place in China, which is home to several smaller companies.Mittal predicted that in four to five years, developing countries will control a majority of the world’s steel production.”In three years time, euro-dollar economies will come back to their pre-crisis levels, but I really don’t see major growth,” he said, adding that developped countries would remain leaders in terms of developing new technologies and products.

Source : Le Quotidien  & TimesLive

Posted in Strategy.

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