AREVA lance 50 millions d’euros d’investissements au Creusot

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Philippe Knoche, directeur délégué et membre du directoire d’AREVA (Credit Photo@Alain BOLLERY)

Les 50 millions d’euros d’investissements, ce sont…

  • 4 000 tonnes d’équipements
  • 2 500 tonnes pour la presse
  • 800 tonnes pour le manipulation
  • 45 000 heures d’études
  • 3 000 m3 de béton
  • Des fondations jusqu’à 18 mètres de profondeur
  • Des lingots jusqu’à 250 tonnes
  • Un four de proximité pour réduire les temps de manipulation
  • Un four puits de 14 mètres
  • De l’inox traité jusqu’à la qualité 316 L
  • Un laser de mesure instantané en cours de forgeage
  • Un temps de forgeage réduit de 30%
  • Un début de construction à l’été 2012
  • Une livraison fin 2013

Le couple, formé par la nouvelle presse et le manipulateur, fera de la Forge du Creusot l’outil industriel le plus moderne au monde sur le marché des pièces forgées, notamment en acier inoxydable. Quand on mesure la hauteur de l’investissement qu’AREVA vient d’annoncer au bénéfice du Creusot, un investissement à hauteur de 50 millions d’euros, on ne peut que se souvenir des écrits alarmistes du printemps quant à l’avenir autant de Creusot Forge que d’AREVA au Creusot. Des affirmations déplacées qui avaient attisé les peurs, alors même que le groupe nucléaire, dans l’attente de la commande des générateurs de vapeur et dans la gestion de l’après-Fukushima avait engagé un programme de formation.

La plus cinglante des réponses  aux affirmations alarmistes

«Vers l’arrêt de la Forge» avait-on pu lire. Des propos délibérément alarmistes et forcément dénués de tout fondement. Car franchement, qui pouvait croire qu’un groupe de dimension mondiale comme AREVA aurait pu ainsi tirer un trait sur sa décision, de quelques années. Car quand le groupe alors dirigé par Anne Lauvergeon avait décidé de racheter SFARSTEEL et la Forge du Creusot, il avait été affirmé avec force que c’était pour sécuriser ses approvisionnements en forgés. Et d’ailleurs, en juillet 2008, Nicolas Sarkozy n’était-il pas venu parrainer l’accord historique entre AREVA et ArcelorMittal pour l’extension de la Forge du Creusot, avec un chèque de 70 millions d’euros. A l’époque, Anne Lauvergeon, avait déclaré en exclusivité à «creusot-infos», qu’il convenait de tabler sur 140 millions d’investissements au Creusot. Les chiffres récapitulés aujourd’hui en sont autant la preuve que la démonstration. Oui, AREVA a misé et pour longtemps sur Le Creusot, renvoyant dans les cordes les oiseaux de mauvais augure et les manipulateurs de l’information. D’ailleurs, sans remonter très loin dans le temps, entre l’inauguration au début de l’été dernier de l’extension de son centre technique et l’extension, quelques années plus tôt, du bâtiment de la Forge, le groupe AREVA avait donné autant de gages que de confirmations de son ancrage, dans ce qui restera, dans l’histoire, comme le berceau de l’industrie nucléaire française. Ce vendredi 17 février, ainsi que «creusot-infos» l’avait annoncé, restera dans les annales, avec l’annonce d’un programme d’investissements ambitieux pour la Forge du Creusot. Un programme d’investissements de 50 millions d’euros qui va se concrétiser par l’installation d’une nouvelle presse de 9 000 tonnes avec surtout, en parallèle l’installation d’un manipulateur. Une double installation pour rendre les installations de la Forge du Creusot encore plus performantes, avec des gains de temps dans les process de fabrication, mais aussi la possibilité de s’affirmer encore plus sur des pièces forgées en acier inoxydable, sur des nuances de références, ce qui constitue de vraies performances technologiques à l’échelle mondiale.

«Porteurs de l’héritage de la puissance industrielle du Creusot»

En clair, demain encore plus qu’hier et aujourd’hui, Le Creusot sera le pilier de la filière nucléaire française qui rayonne sur le monde. Et cela ne date pas d’aujourd’hui, ainsi que Philippe Knoche, directeur délégué et membre du directoire d’AREVA, a eu l’occasion de le souligner, en accueillant tous les invités, ce vendredi matin, dans les locaux de l’Académie François Bourdon. «C’est une grande fierté d’être ici, car nous sommes porteurs de l’héritage de la puissance industrielle du Creusot», a-t-il tout d’abord déclaré, avant de souligner que la Forge du Creusot a déjà produit près de 3 000 pièces forgées, au bénéfice de centrales nucléaires, partout dans le monde. Et d’affirmer : «Dans le monde, un quart des centrales nucléaires ont des pièces essentielles à leur sécurité qui viennent du Creusot». Ce capital industriel historique, le groupe AREVA a décidé de le faire fructifier : «Depuis 2006, nous avons investi dans l’humain, avec plus de cent personnes recrutées à Creusot Forge et à Creusot Mécanique. Et en 2011, plutôt que de recourir au chômage technique, nous avons investi dans la formation. Trois fois plus qu’en 2010». Depuis 2006, AREVA a investi 150 millions d’euros au Creusot. Et sur la seule année 2012, le groupe investira 1 milliard d’euros au bénéfice de la modernisation de ses équipements. Avec donc un investissement majeur au Creusot, à hauteur de 50 millions d’euros.

Plus de commandes fin 2011 que fin 2010

«Non seulement au Creusot nous faisons fructifier l’héritage, mais nous voulons surtout nous projeter dans l’avenir. Car le nucléaire est un marché d’avenir». Et si Philippe Knoche se permet de le clamer haut et fort, c’est tout simplement parce que le carnet de commandes 2011 est supérieur à celui de 2010. AREVA, au regard des besoins en centrales nucléaires dans le monde au cours des prochaines décennies, a donc décidé de miser encore plus sur le savoir-faire du Creusot autant que sur sa capacité à réaliser des prouesses technologiques. Les 50 millions qui vont être investis dans une nouvelle presse et un manipulateur, plus tous les équipements annexes, serviront à conforter et optimiser les productions de pièces forgées pour les réacteurs nucléaires. A commencer pour les deux EPR d’EDF au Royaume-Uni, pour lesquels l’électricien a décidé de mettre AREVA à contribution. Et Philippe Knoche de souligner qu’à l’exception de l’Allemagne, «tous les autres pays européens sont convaincus qu’il faut construire des EPR».

La qualité pour étendard

C’est pour cela qu’AREVA a choisi, au Creusot, de se projeter dans l’avenir. Et l’investissement profitera, pour 50% au minimum, à l’industrie locale, notamment pour ce qui concerne le génie civil. L’ambition d’AREVA au Creusot est claire. Considérant que les capacités de forgeage ont été multipliées par trois en Asie, AREVA assure : «Nous, ce ne sont pas les volumes, mais c’est la qualité». Outre les pièces forgées pour les réacteurs nucléaires, AREVA compte s’appuyer sur son investissement pour produire des conteneurs pour les combustibles et les déchets ultimes, mais aussi investir le marché des forgés en acier inoxydable. Sans compter d’autres composants pour d’autres industries, dont la pétrochimie, mais pas seulement, ainsi que Patrick Poret a pu le détailler, en affirmant combien «Creusot Forge et Creusot Mécanique sont ancrés dans l’avenir».
Source : Creusot – Forge   -Alain BOLLERY  –

Posted in Strategy.

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