Algérie : montée en puissance de la production métallurgique (FR)

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En Algérie, les importations des principaux produits sidérurgiques ont atteint un montant global de 36,4 milliards dollars sur les 6 dernières années. 

L’Etat algérien prévoit porter de sa production sidérurgique à 12 millions de tonnes par an à l’horizon 2020, contre une production actuelle avoisinant les 2,5 millions de tonnes. L’accélération de la hausse de la production résulterait de l’entrée en exploitation des projets publics et privés déjà en cours. L’Algérie serait sur la voie de décupler la production de son industrie sidérurgique. D’après le ministre algérien de l’Industrie et des mines, Youcef Yousfi, la production sidérurgique annuelle sera portée à 12 millions de tonnes à l’horizon 2020, contre 2,5 millions de tonnes enregistrées en 2016, grâce à l’entrée en exploitation des projets publics et privés en cours de réalisation.

Ainsi, aux 3,5 millions de tonnes annuelles de capacité installées actuellement, sans le complexe El Hadjar, viendront s’ajouter les 8,5 millions de tonnes par an des projets en cours. Selon le ministre, si le complexe El Hadjar arrive à atteindre son niveau de production de 1,2 million de tonnes par an, la capacité globale prévue pourrait augmenter à 13,2 millions de tonnes par an en 2020.

Partant de ces projections et si les besoins nationaux n’augmentent pas par rapport à ce qui prévalait en 2015 (plus de 9 millions de tonnes par an), soit avant la mise en œuvre du régime des licences d’importation, le secteur devrait dégager un excédent de l’ordre de 4,2 millions de tonnes par an en 2020.

Cette projection haussière annoncée par le gouvernement suit la tendance affichée par la filière depuis quelques années. L’année dernière, la production du secteur a enregistré une évolution de plus de 108% comparativement à 2010, avec un volume de l’ordre de 2,5 millions de tonnes par an et des prévisions de 3,2 millions de tonnes pour l’année en cours.

Aujourd’hui, l’industrie algérienne de la sidérurgie est dominée par quatre principaux producteurs : le groupe public Imetal (10 filiales, dont le complexe Sider El Hadjar) ; le groupe turc Tosyali (Oran), ainsi que deux entreprises privées algériennes : Lamino Attia (Annaba) et SPA Maghreb tubes (Ain Defla).

Baisse des importations

Cette hausse de la production devrait également permettre une réduction des volumes d’importations. A en croire les sources officielles, les importations des produits sidérurgiques en Algérie ont baissé de près d’un million de tonnes en 2016. Les besoins du marché national avant l’instauration, en 2016, du régime des licences d’importation de ces produits (rond à béton et fil machine), étaient estimés à plus de 9 millions de tonnes par an pour les principaux produits sidérurgiques.

Les importations des principaux produits sidérurgiques enregistrées entre 2010 et 2016 ont atteint un montant global de 36,4 milliards dollars pour un volume de 41 millions de tonnes, soit une moyenne annuelle de 5,2 milliards dollars pour 5,8 millions de tonnes. Ces importations portent essentiellement sur trois grands produits sidérurgiques : tubes, tuyaux et profilés creux ; barres en fer ou en aciers non alliés (rond à béton) ; constructions et parties de constructions (ponts et éléments de ponts, portes d’écluses, tours, pylônes…). L’essentiel des importations de ces produits provient notamment de l’Italie, de l’Espagne, de la France et de la Chine.

Source : 

https://afrique.latribune.fr/entreprises/industrie/2017-12-20/algerie-montee-en-puissance-de-la-production-siderurgique-762441.html

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